À l’occasion du lancement du Conseil national de la commande publique (CNCP) lundi 16 février à Bercy, le ministre David Amiel a annoncé une mission d'inspection sur les déplacements des agents publics. Objectifs : identifier les dysfonctionnements, simplifier les procédures et réaliser des économies sur un poste qui pèse 1,4 milliard d'euros par an.
Alors que le gouvernement a lancé le nouveau Conseil national de la commande publique (CNCP), instance succédant à l’OECP pour piloter les 233 milliards d’euros de marchés annuels, la thématique des déplacements professionnels s'est imposée comme un dossier prioritaire pour 2026.
David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, a confié à l'Inspection générale des finances (IGF) une mission spécifique sur les achats liés aux déplacements des agents.
Avec une enveloppe annuelle de 1,4 milliard d'euros, ce segment représenterait pour le gouvernement un levier d'économie.
Chez les TMC, cela n'est pas une surprise
Les premiers résultats de cet audit sont attendus pour le printemps.
Cette annonce n'inquiète pas Philippe Korcia, Directeur général de Voyages Eurafrique : "C'est rassurant, quand on voit la dette de la France. L'intérêt général passe avant tout. Si nous devons réduire les marchés publics de 5% c'est mieux que de se couper un doigt" estime -t-il.
Un sentiment partagé par Grégory Mavoian, Président de Manor et PDG de Globeo Travel : "Les marchés publics sont déjà très portés sur les économies. Je ne suis pas surpris. Je trouve cela normal dans un monde où il faut faire des économies". Même réaction du côté de Christophe Jacquet directeur général de Marietton Développement : "dans le contexte économique actuel, je comprends l'appel à vigilance".
Le CNCP se dote de collèges thématiques
Le gouvernement ajoute que les trois grandes priorités de travail du CNCP pour 2026 sont : l'amélioration du pilotage de la commande publique ; la simplification des procédures grâce au numérique ; et le renforcement de la souveraineté des achats.
"Avec 233 milliards d'euros par an, la commande publique n'est pas un simple outil technique et administratif : c'est un levier de souveraineté et de transformation économique. Avec le Conseil national de la commande publique, nous renforçons le pilotage, la simplification et le dialogue entre acheteurs publics et entreprises. Notre ambition est claire : acheter mieux, plus efficacement et avec plus d'impact pour un usage toujours plus rigoureux de l'argent des Français." a déclaré David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l'État
- Le renforcement du cursus de formation initiale au sein des Instituts du service public (ex. IRA) pour une meilleure professionnalisation des acheteurs publics ;
- Les premiers travaux menés par la DAE pour cartographier finement les risques de dépendance dans les achats de l'État et qui peuvent limiter notre souveraineté ;
- La clarification de la doctrine pour les achats numériques de l'État par le biais d'une circulaire signée par le Premier ministre ;
- La mise en place d'un réseau d'ambassadeurs Je choisis la French tech dans les ministères pour faciliter l'accès des start-ups à la commande publique ;
- L'installation du premier comité de pilotage du SPASER de l'État le 17 février à Bercy, afin d'accélérer la transition sociale et écologique des achats publics ;
- L'activation en mars 2026 du nouveau mécanisme de révision des prix de l'UGAP, dans la continuité de la publication de son baromètre de satisfaction 2025 ;
- L'entrée en vigueur le 1er avril du rehaussement du seuil de dispense de publicité et de mise en concurrence des marchés de fournitures et services de 40 000 € HT à 60 000 € HT annoncé par le Premier ministre ;
- Le lancement dès avril d'une enquête nationale de satisfaction fournisseurs par la Direction interministérielle de la transformation publique (DITP) et la DAE ;
- Comme annoncé par le Premier ministre, l'accélération à venir des efforts pour atteindre les objectifs fixés par la loi EGALIM pour les achats alimentaires afin de soutenir nos agriculteurs et de renforcer notre souveraineté.